
Voilà, fin du journal de bord de cette deuxième session de répétitions.
Avec le recul, je me rends compte que je reste très motivé sur ce projet. Il me chahute un peu, mais je suppose que ça fait partie de mes propres processus de création.
En bonus, quelques dessins faits sur un tableau blanc, dans le couloir du théâtre.
par Jepeh recommander
Commentaires
jolie coup de crayon...a+
commentaire n° : 2 posté par : mom (site web) le: 24/04/2008 18:31:10
hum, en vue de la deuxieme image, tu ferais pas de la pub pour ossilococcilum? (mais siiiiiiiii, tu sais, le médicament homéopathique, oui, voila, les petites boules!)
un petit journal assez soigné et plaisant a lire, on suit bien l'évolution du truc, et ca, c'est cool.
un petit journal assez soigné et plaisant a lire, on suit bien l'évolution du truc, et ca, c'est cool.
commentaire n° : 3 posté par : léo le: 24/04/2008 19:11:02
Merci de nous avoir fait partager, ta semaine, riche en événements, fraises tagada et, bien sûr, de tisanes!!!
Il manque toujours les photos que vous avez prises pour rigoler...
Il manque toujours les photos que vous avez prises pour rigoler...
commentaire n° : 4 posté par : Silvy le: 25/04/2008 13:23:53
J'aime toujours autant ton journal de bord - c'est passionnant d'avoir cet aperçu du déroulement du processus créatif. J'adore aussi les moulins qui courent après Don Quichotte et Sancho, hi hi hi !
commentaire n° : 5 posté par : D.K. (site web) le: 26/04/2008 14:35:57
Chris > Merci pour ton long commentaire et merci aussi d'avoir partagé avec nous ton expérience frustrante lors d'une création. Heureusement, dans mon cas ce n'est pas tout à fait la même chose. Comme tu le soulignais, je connais bien cette compagnie avec laquelle je monte ce projet. Je joue avec elle un spectacle (type théâtre forum) depuis plus de dix ans. Là bien-sûr, le processus créatif est différent. Il y a un texte, une histoire. Je crois que ce qui me gène essentiellement, mais je ne rejette la faute sur personne, c'est tout le temps que l'on passe à déchiffrer le texte. Il est énorme, touffu et surtout, à la base, pas écrit pour le théâtre. Ca demande donc un énorme travail d'adaptation, de test et cela recule la phase de travail sur les personnages, les rapports de jeu etc. Cela va être, normalement, la prochaine phase de travail. Je devrais donc m'y retrouver un peu plus.
Tu soulignes un problème intéressant qui est la satisfaction, parfois, facile du spectatateur, qui peut se contenter de peu, du moment qu'il rit et qu'il passe un bon moment. C'est vrai que parfois, le comédien peut trouver ça trop superficiel. Je ressentais souvent ça à mes débuts, notament en sortant juste de ma formation théâtrale. Je rêvais d'un théâtre noir, profond, terrible, qui fait réflechir. Pour gagner ma vie, j'ai accepté de faire des plans dits "commerciaux", devant des touristes, sous le soleil, avec des textes dignes de "oui-oui en vacances". Ca a finalement été une bonne école. Ca m'a permis de travailler à réhausser un texte, de défendre un personnage (pauvre au départ), de faire passer quelques idées intéressantes, de me battre, tout en ne perdant pas de vue ce qu'attendait ce public là, passer du bon temps, tout simplement. J'ai appris à faire rire les gens avec de la farce, pour y glisser un peu de profondeur. trouver le juste équilibre. Et finalement, j'ai trouvé le mien. Je préfère faire du théâtre (trop) populaire (en rajoutant un peu de moi) et toucher beaucoup de gens, que de faire un théâtre ou je me retrouverai à 100% mais serait en fait élitiste. Bien sûr, faire de la soupe ne m'intéresse toujours pas, tirer les grosses ficelles non plus. Mais je crois qu'il faut ménager la chèvre et le chou et trouver un juste milieu. Le théâtre à longtemps eu un image d'intellectuel, d'élitiste pour une grande partie de personnes. Je suis finalement content de voir les gens se déplacer, même si c'est pour des pièces très populaires et même si il faut (un peu) les caresser dans le sens du poil. Tout est une question de mesure. En procedant comme ça, en essayant de ne pas tomber dans la facilité, tout en restant à portée d'un maximum de gens, je me sens fidèle à moi même. Ca a été une longue démarche et ce n'est pas toujours facile de la tenir mais finalement ce n'est pas si mal.
Merci pour ta question/reflexion en fin de ton commentaire. Pourquoi monter Don Quichotte en ce moment ? Effectivement tout part de là. Pourquoi ce texte écrit il y a 400 ans se trouve finalement encore très d'actualité ?
Au plaisir de te relire encore sur ce blog.
Mom > merci beaucoup et à bientôt.
Léo > (rire) effectivement, maintenant que tu le dis, je suis d'accord avec toi, ca fait très ossiloccocinum. Me voilà complètement sous l'emprise des médias, un vrai fils de pub ! Merci pour ta fidélité, à bientot.
Silvy > De rien. Finalement c'est une expérience que je trouve agréable. Ca me fait du bien. Ca me fait prendre du recul et je me rends compte que ca interesse des gens. que demander de plus ?
D.K. > Ravi de voir que les coulisses d'une création intéressent les gens. Je craignais un côté trop nombriliste ett obscur.
Tu soulignes un problème intéressant qui est la satisfaction, parfois, facile du spectatateur, qui peut se contenter de peu, du moment qu'il rit et qu'il passe un bon moment. C'est vrai que parfois, le comédien peut trouver ça trop superficiel. Je ressentais souvent ça à mes débuts, notament en sortant juste de ma formation théâtrale. Je rêvais d'un théâtre noir, profond, terrible, qui fait réflechir. Pour gagner ma vie, j'ai accepté de faire des plans dits "commerciaux", devant des touristes, sous le soleil, avec des textes dignes de "oui-oui en vacances". Ca a finalement été une bonne école. Ca m'a permis de travailler à réhausser un texte, de défendre un personnage (pauvre au départ), de faire passer quelques idées intéressantes, de me battre, tout en ne perdant pas de vue ce qu'attendait ce public là, passer du bon temps, tout simplement. J'ai appris à faire rire les gens avec de la farce, pour y glisser un peu de profondeur. trouver le juste équilibre. Et finalement, j'ai trouvé le mien. Je préfère faire du théâtre (trop) populaire (en rajoutant un peu de moi) et toucher beaucoup de gens, que de faire un théâtre ou je me retrouverai à 100% mais serait en fait élitiste. Bien sûr, faire de la soupe ne m'intéresse toujours pas, tirer les grosses ficelles non plus. Mais je crois qu'il faut ménager la chèvre et le chou et trouver un juste milieu. Le théâtre à longtemps eu un image d'intellectuel, d'élitiste pour une grande partie de personnes. Je suis finalement content de voir les gens se déplacer, même si c'est pour des pièces très populaires et même si il faut (un peu) les caresser dans le sens du poil. Tout est une question de mesure. En procedant comme ça, en essayant de ne pas tomber dans la facilité, tout en restant à portée d'un maximum de gens, je me sens fidèle à moi même. Ca a été une longue démarche et ce n'est pas toujours facile de la tenir mais finalement ce n'est pas si mal.
Merci pour ta question/reflexion en fin de ton commentaire. Pourquoi monter Don Quichotte en ce moment ? Effectivement tout part de là. Pourquoi ce texte écrit il y a 400 ans se trouve finalement encore très d'actualité ?
Au plaisir de te relire encore sur ce blog.
Mom > merci beaucoup et à bientôt.
Léo > (rire) effectivement, maintenant que tu le dis, je suis d'accord avec toi, ca fait très ossiloccocinum. Me voilà complètement sous l'emprise des médias, un vrai fils de pub ! Merci pour ta fidélité, à bientot.
Silvy > De rien. Finalement c'est une expérience que je trouve agréable. Ca me fait du bien. Ca me fait prendre du recul et je me rends compte que ca interesse des gens. que demander de plus ?
D.K. > Ravi de voir que les coulisses d'une création intéressent les gens. Je craignais un côté trop nombriliste ett obscur.
commentaire n° : 6 posté par : Jepeh (site web) le: 26/04/2008 15:15:35
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Salut GP,
Dur dur la création ! J’ai connu ça moi aussi, l’impression de ne plus savoir où j’en étais, me sentir mauvais comédien, incapable de m’adapter. On me réconfortait, mais non tu es très bien, ne te pose pas toutes ces questions, fait ce qu’on te dit et ça va marcher… Oui le spectacle a marché mais moi j’en suis toujours resté avec une frustration, pour un personnage jamais trouvé. L’impression d’être passé à côté de quelque chose qui aurait du être fort. Pour toi ce n’est pas la même chose tu connais bien les gens avec qui tu travailles, tu as déjà travaillé avec eux. Moi, c’était la seule et unique fois, j’ai appris plus tard leur système de fonctionnement, par d’autres qui étaient passés par là aussi. Le metteur en scène avait besoin d’un comédien, je correspondais au profil et basta !! Très sympa la troupe de fidèles, mais ce qui intéressait le metteur en scène, c’était que le spectacle marche, sinon risques de ne plus être crédible pour les subventions pour la création suivante. Il fallait surtout faire du chiffre. Pour ça, il savait faire et il a utilisé toutes les bonnes ficelles, une pincée de sel, de poivre, un brin de persil, des épices, comme une recette et on ne sent même plus le goût de la viande y a que la sauce, toujours la même. Maintenant les ficelles je décode, ça m’a servi au moins à ça. Le public était satisfait on lui a servi ce qu’il attendait, mais moi je suis resté avec le sentiment d’être passé à côté de quelque chose. Je n’y ai pas trouvé mon compte, d’autres formés par ce metteur en scène sont ravis, tant qu’il y a du public, ils ne se posent pas les questions que nous pouvons nous poser, surtout à l’heure actuelle, où il est de plus en plus important de se les poser. Après tout n’est-ce pas le théâtre que voudrait notre ministre de la culture : on divertit et on ne réfléchit pas trop. Pas réjouissant mon post mais c’était l’humeur du jour. Tes dessins m’ont rappelé des choses. Heureusement il existe des îlots de résistance ! Allez bonne création et continue, trouve tes personnages parce que si j’ai bien compris en plus il y en a deux ! Vous montez Don Quichotte, c’est pas innocent et il y en a plein en ce moment qui sortent. C’est peut-être par là qu’il faut chercher, pourquoi monter Don Quichotte en ce moment ? Mais il me semble que vous en avez parlé au début (si j’ai bien suivi)